Le 17 mars 2015 par Josée Bournival

Blanche somnole. Elle est fiévreuse. Je sens la chaleur de son corps qui repose contre le mien. Je m’attendris un instant puis je regarde l’heure. J’aurais envie de la déposer dans sa bassinette afin de travailler. Déjà deux jours qu’elle reste à la maison avec maman à cause d’un vilain rhume. Déjà deux jours que mes contrats patientent sagement et que moi, je stresse.

J’ai aménagé ma vie en fonction des enfants. J’ai un emploi de pigiste qui me permet beaucoup de flexibilité. Je me rends disponible en cas de besoin pour les bercer et les entourer de mille petits soins. Mais j’avoue que ces changements d’horaire bousculent mes plans et que ça fait monter en flèche mon degré d’anxiété.

Évidemment, la maladie frappe toujours quand j’ai des échéances rapprochées, des textes à remettre à une rédactrice en chef ou un manuscrit à livrer à mon éditeur. La fameuse semaine où les contrats se font rares, toute la famille est en parfaite santé!

Pourtant, tôt ou tard, je réalise que je ne gagne rien à vouloir ménager la chèvre et le chou. L’état de santé de mon bébé s’améliore plus rapidement si j’accepte de l’avoir greffée à mes bras. Je réalise à quel point je suis fatiguée quand je fais la sieste en sa compagnie. Et je suis plus efficace au travail par la suite, car cette sieste imposée a rechargé mes batteries.

J’essaye donc de voir la maladie de mes enfants comme l’occasion de partager du temps, de se câliner et de relaxer; plutôt que d’y voir un embêtement, une source de stress et un handicap pour ma vie professionnelle. Ça fonctionne une fois sur deux. ;-)

Cette année a été particulièrement difficile pour la santé des miens : rhumes à répétition, conjonctivites, sinusites, pharyngites, roséole, alouette! Je n’ai pas assez de doigts pour compter le nombre de journées où une de mes filles n’a pas fréquenté l’école ou la garderie depuis septembre. Heureusement pour moi, ça ne se traduit pas directement par des pertes de revenus puisque je peux travailler en soirée quand elles dorment. Sinon, j’aurais vraiment perçu les journées de maladie comme un souci majeur.

Ce que j’aime le moins, c’est lorsque l’école ou la garderie téléphone dans la journée pour m’aviser que mon enfant ne va pas bien. Je fais un travail créatif et être freinée en pleine inspiration est regrettable. Mais surtout, il m’arrive de me passer la réflexion qu’au petit matin, je sentais mon enfant amorti ou maussade et que j’aurais dû le garder avec moi plutôt que de l’envoyer à l’école. J’aurais dû écouter cette petite voix qui me proposait de prendre le temps de vivre avec mon enfant plutôt que de foncer tête baissée dans le travail et les obligations.

Et vous? Comment percevez-vous les maladies des enfants : soucis ou occasions de repos? Si bébé n’est pas trop mal en point, l’envoyez-vous à la garderie ou si vous restez à la maison avec lui?

malade - bébé malade = souci ou repos?

Les yeux de Blanche parlent beaucoup. Ici, on sent qu'elle ne va pas bien. ;-(

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