Le moment magique
Samedi dernier, minuit : une douleur intense me réveille. C’est le début de mes contractions. Je sais instinctivement que cette fois, c’est la bonne!
Je me lève en douceur pour laisser dormir Éric : j’aurai besoin de son énergie plus tard lors de l’accouchement alors à quoi bon s’épuiser tous les deux?
Les heures passent, le travail augmente, je gère le tout à la perfection, fière de moi. À 14h, on quitte vers l’hôpital après avoir pris soin d’appeler notre accompagnante.
Le travail se fait lentement. Trop lentement à mon goût. Vers 18h, je ne suis dilatée qu’à 3 cm, mes eaux sont crevées et je commence sérieusement à avoir peur : les contractions sont si intenses, jamais je ne pourrai supporter ça encore dix heures… j’ignorais à cet instant que la douleur n’en était pas encore à son apogée.
Quelques minutes plus tard, alors que je marche dans le corridor de la maternité dans le but d’accélérer le travail, une contraction monstrueuse provoque en moi une nausée incontrôlable. À partir de cet instant et jusqu’à la fin de mon accouchement, je vomirai à intervalle régulier, de douleur.
Malgré la présence réconfortante de mon chum et l’expérience de mon accompagnante, je perds doucement confiance : jamais je n’y arriverai. Vomir me vide de mes forces et n’ayant pas dormi la nuit précédente, je suis à bout!
À partir de ce moment, difficile pour moi de relater les faits dans l’ordre et l’heure à laquelle ils sont survenus. C’est flou. J’ai demandé la péridurale en toute fin de travail. Ce choix difficile à faire (parce que j’avais peur de ne pas réussir mon AVAC et de me retrouver encore en césarienne) a été le bon pour moi. J’ai retrouvé l’énergie nécessaire pour pousser mon bébé vers la sortie.
C’était l’heure du moment magique. Celui dont j’avais tant rêvé. Celui où l’on dépose le bébé sur le ventre de maman. Et j’y ai eu droit!!!
Mais la magie n’a pas été instantanée. J’ai d’abord été soulagée que ce soit terminé et quelques centièmes de secondes plus tard, je savourais la présence de ma petite Simone et la fierté dans les yeux de son père.
Le moment magique n’a pas été aussi exaltant que je l’imaginais : j’avais le corps en lambeau et le docteur me recousait. Pas trop poétique comme image, avouez! Mais depuis, chaque instant avec Simone transforme LE moment magique en quelque chose de plus en plus beau.
Et vous? Quelle est la première pensée qui vous a traversé l’esprit au moment de la naissance de vos enfants? Qu’imaginez-vous comme scénario pour votre accouchement à venir?

L'équipe de Canal Vie y jettera un coup d'oeil.
Heureusement que j'avais le sens de l'humour (malgrès l'accouchement et tout) parce que je le gynéco après m'avoir recousu, vu qu'on était au début octobre, m'a dit: "Je vous ai fait quelque chose de pas pire pour l'Halloween". Je lui ai répondu: "J'ai l'impression que ça tient du Texas Chainsaw Massacre!".
J'ai eu des accouchements horribles mais j'ai pour mon dire que ça aurait pu être pire, donc je me console! De plus, je ne regrette absolument rien, mes filles valent toute la douleur que j'ai passé au travers pour les avoirs et même plus.
Je suppose que c'est ça l'amour maternel.
Mais bon pour la magie, on repassera! lol
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À ma deuxième, mon rêve êtait de la prendre sur moi dès sa naissance. Après avoir eu un travail prématuré à 33 semaines, j'ai quand même réussi à me rendre à 38 semaines. Je m'étais toujours fais dire que le travail était plus vite à un 2e. Ma première j'ai crevée les eaux à la maison et après 27h de travail elle est finalement née. Mon col s'ouvre vraiment pas vite, mais bon, ça m'a sauvé d'accouché à 33 semaines de ma 2e.
Donc, à ma deuxième, j'ai crevée les eaux à la maison, puis après 22h de travail en plus du pitocin pcq mon travail semble pas faire ouvrir mon col, je suis toujours à 4 cm. Le medecin commence à parler de césarienne, mais je veux pas et je ne veux pas plus l'épidurale. Mon mari insiste pour que j'essaie l'épidurale puisque c'est ce qui a fait avancer le travail à ma première. J'accepte finalement et 2h plus tard le temps de pousser est venu. Donc, 24h de travail plus 44 minutes de poussée plus tard, j'ai ma fille sur mon ventre.... mais rien se passe, je n'ai pas la montée d'émotion que j'attendais. Je suis heureuse, mais sans plus.
Ma 2e fille ayant une grosse tête (36cm de circonférence) j'ai déchiré à 2 endroit et aux dires du médecin "ça pend". (Désolé des détails). Le pire c'est que j'ai tout senti puisque l'épidurale ne m'a pas gelée du tout, mais au moins le travail a avancé. Ça m'a pris un bon mois à guérir, surtout qu'une semaine après l'accouchement j'ai fais une endométrite.
Je comprends le sentiment attendu de bonheur d'avoir bébé sur nous, mais que à part être heureuse, aucune bouffée de bonheur.
Félicitation pour l'arrivée de Simone!
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Je suis très anxieuse car durant l'été dernier nous avons dû interrompre ma grossesse pour cause de malformation graves. C'était ma deuxième grossesse. Je suis aujourd'hui de nouveau enceinte de 8 semaines et la peur me ronge.
Je lis le billet et surprise, l'accouchement de ma première fille a été exactement pareil, avec la nuit blanche, la dilatation qui n'en finissait plus, les contractions trop intenses, les vomissements, la péridurale demandée à la toute fin et à contrecSur, mais qui finalement a été une bonne chose car tout s'est déroulé assez vite après et j'avais mon petit cSur qui rampait vers mon sein pendant que la docteur me recousait.
Merci. Ça fait du bien de voir que je ne suis pas la seule. Ça va bien aller cette fois-ci!
Félicitation pour la jolie petite Simone!
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(il y a 1 heure)

