Voici les grandes étapes de l'enquête de Geneviève O'Gleman.
Un lien avec l'obésité et le diabète
En 2005, la deuxième édition de Liquid Candy, un rapport du groupe de pression américain Center for Science in the Public Interest, sonne l'alarme : l'obésité et le diabète seraient liés à notre amour pour les « bonbons liquides » comme les boissons gazeuses, les jus et les cocktails, tel que nous l'explique le docteur Richard Béliveau.
Glucose, dextrose, fructose, galactose, sucrose, lactose, maltose...
Glucose, dextrose, fructose, galactose, sucrose, saccharose, lactose, maltose... tous ces mots se terminant en « ose » représentent des sucres, et fournissent quatre calories par gramme. Seul le sucralose déroge à la règle puisqu'il s'agit d'un substitut de sucre sans calorie. Le sirop de maïs à haute teneur en fructose inquiète les chercheurs, dont le professeur de l'Université McGill, Ariel Fenster. Ce sucre a remplacé le sucrose depuis une vingtaine d'années dans les boissons gazeuses. Or, une étude menée en 2007 par l'université Rutgers au New Jersey a démontré que la consommation de ce sucre à haute teneur en fructose augmenterait le risque de développer un diabète de type 2.
Le métabolisme du sucre concentré
Les sucres concentrés sont rapidement métabolisés et apportent très vite une sensation de satiété. Mais nous recommençons rapidement à avoir faim et à avoir besoin d'un nouvel apport énergétique. Un cercle vicieux s'installe. Docteur Céline Huot et Hélène Baribeau, nutritionniste, nous expliquent.
Combien de jus devrions-nous boire?
Geneviève montre à la famille Dyotte ce à quoi correspondent 125 ml de jus : une orange! Pour un enfant de six ans en santé, c'est la quantité quotidienne recommandée. Notre goût du sucre est inné : dès le septième mois de grossesse, un foetus sourit lorsque le liquide amniotique est plus sucré.
Les édulcorants sont-ils une solution?
Bien que les édulcorants intenses ne soient pas toxiques, un doute demeure quant à leur impact sur l'appétit. Selon Isabelle Galibois, les légendes urbaines persistent. Mais certaines études, dont une conduite à l'Université Purdue en Indiana, ont démontré que la consommation de faux sucres, comme l'aspartame ou le sucralose, truquerait le cerveau et ferait même manger davantage, à notre insu. La consommation des édulcorants ne change pas nos habitudes et notre goût pour le sucre.
Pouvons-nous restreindre notre consommation de sucre liquide?
Geneviève rencontre Frédéric Blaise, nutritionniste et président de Enzyme, une firme de consultants en marketing alimentaire. Il décode les grandes réussites de l'industrie, mais il nous expose aussi quel sera le prochain défi pour tous : les formats des boissons sucrées.
American Academy of Pediatrics
L'American Academy of Pediatrics (AAP) recommande de ne pas donner de jus aux enfants de moins de six mois et d'en limiter la consommation à 125 ml par jour, pour les jeunes de un à six ans, et à 250 ml pour les sept à 18 ans. Ces directives sont basées sur les risques de caries dentaires, mais aussi sur le fait que les jus sont riches en calories et ne devraient donc pas être consommés en grande quantité. Les fruits sont nettement préférables selon l'AAP et les boissons aux fruits doivent être évitées. (source : American Academy of Pediatrics, Committee on Nutrition :The use and misuse of fruit juice in pediatrics.Pediatrics. 2001 May;107(5):1210-3.)
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