Lundi 2 mars 2009
à 19h 30
Dans la culture maghrébine, il est inhabituel de parler publiquement de vie privée et d'intimité. Les couples Brahimi, Hafsi et Najmaoui, que nous suivons depuis le début de la série, ont néanmoins accepté d'ouvrir les portes de leurs maisons à nos caméras. Préparons-nous à réviser nos stéréotypes de la femme musulmane soumise.
L'installation de nos familles au Québec entraîne d'importants réajustements dans la dynamique des couples. Au Maroc et en Algérie, le chef de famille est le pourvoyeur. La femme, seule responsable de toutes les tâches ménagères, est souvent aidée par des domestiques et appuyée par les femmes de sa famille élargie.
Une fois arrivées ici, Amina, Kamila et Nezha sont coupées de leur réseau de soutien. Dans des logements mal équipés, elles n'y arrivent pas. Leur tâche est d'autant plus lourde que tout sera fait « maison », y compris le pain, afin d'économiser le plus possible. Leurs maris, Rafik, Mustapha et Abdelhadi doivent mettre la main à la pâte ou voir leurs femmes s'épuiser. Des scènes filmées sur le vif montrent cette transition marquée de complicité, de maladresse, de désarroi, voire même d'inquiétude.
Nos couples ont appris que le taux de divorce est élevé dans l'immigration maghrébine. Ces femmes, dont une seule est voilée, s'ouvrent à nous quant à la liberté de porter le voile ou non. Nous constatons qu'elles sont essentiellement préoccupées par la perte de statut de leurs maris. « Un homme à la maison », dit l'une d'elle, « c'est très douloureux pour le couple ».
L'installation de nos familles au Québec entraîne d'importants réajustements dans la dynamique des couples. Au Maroc et en Algérie, le chef de famille est le pourvoyeur. La femme, seule responsable de toutes les tâches ménagères, est souvent aidée par des domestiques et appuyée par les femmes de sa famille élargie.
Une fois arrivées ici, Amina, Kamila et Nezha sont coupées de leur réseau de soutien. Dans des logements mal équipés, elles n'y arrivent pas. Leur tâche est d'autant plus lourde que tout sera fait « maison », y compris le pain, afin d'économiser le plus possible. Leurs maris, Rafik, Mustapha et Abdelhadi doivent mettre la main à la pâte ou voir leurs femmes s'épuiser. Des scènes filmées sur le vif montrent cette transition marquée de complicité, de maladresse, de désarroi, voire même d'inquiétude.
Nos couples ont appris que le taux de divorce est élevé dans l'immigration maghrébine. Ces femmes, dont une seule est voilée, s'ouvrent à nous quant à la liberté de porter le voile ou non. Nous constatons qu'elles sont essentiellement préoccupées par la perte de statut de leurs maris. « Un homme à la maison », dit l'une d'elle, « c'est très douloureux pour le couple ».
À propos de l'émission
Entre les accommodements raisonnables qui font tant parler et les préjugés, à quoi ressemble la vie quotidienne des nouveaux arrivants qui s'établissent chez nous? C'est à cette question que le docu-réalité Islam Québec tente de répondre. Pour y arriver, l'équipe nous offre une incursion unique dans le quotidien de trois familles d'origine maghrébine, dès leur arrivée ici. Les Brahimi ont quitté l'Algérie avec leurs deux garçons, les Najmaoui et leurs deux enfants sont originaires du Maroc, tout comme les Hafsi.
Au fil des semaines, on assistera à leur intégration progressive alors que des organismes les aident à trouver du travail, qu'ils tentent de faire reconnaître leurs diplômes, que leurs enfants découvrent un nouveau milieu scolaire, que mari et femme sont confrontés à une société aux valeurs différentes en ce qui concerne le rôle de chacun... La question religieuse est également abordée sous plusieurs angles, de l'alimentation à l'école en passant par les réticences des employeurs, inquiets de se faire demander des " accommodements ".
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