Lundi 9 février 2009
à 19h 30
Dans quelle mesure les familles Brahimi, Hafsi et Najmaoui, dont nous suivons l'intégration au Québec, souhaitent-elles vivre selon leurs croyances et leur culture d'origine?
Bien sûr, les Maghrébins immigrés souhaitent conserver certains repères. Dès l'arrivée, la plupart d'entre eux cherchent à s'approvisionner en viande « halal », rituel obligatoire, où l'animal doit avoir été égorgé, puis complètement vidé de son sang.
Plusieurs Maghrébins cherchent également une mosquée. Outre les cinq prières obligatoires par jour, les musulmans doivent, dans la mesure du possible, se rendre à la mosquée chaque vendredi. Cependant, chacun est libre d'adapter ses pratiques aux réalités du travail.
En fait, la majorité des musulmans installés ici ne sont pas plus pratiquants que la moyenne des Québécois. Les chefs de familles expliquent comment ils entendent se conformer aux exigences de leur éventuel emploi. Ils insistent en affirmant qu'ils n'ont aucune intention d'imposer leur religion aux autres.
Pour Abdelhadi par exemple, les éléments essentiels sur le plan religieux sont les valeurs qu'il partage avec nous : la justice, l'ordre, la propreté, la tolérance, l'amour de son prochain, la volonté de faire le bien.
D'autre part, plusieurs gens d'ici confondent musulman et terroriste! Dans ce contexte, les Maghrébins connaissent un taux de chômage de près de 30 % même s'ils sont diplômés à près de 40 %, soit plus que le double de l'ensemble des Québécois.
Les femmes voilées, comme Nezha, ont particulièrement l'impression que certains employeurs mettent en doute leurs compétences.
Un participant s'insurge contre le fait de porter la responsabilité de la tragédie du 11 septembre. «... Pourquoi nous fait-on payer les dégâts du 11 septembre? Ce qu'ont fait des désaxés que tout le monde condamne, y compris les musulmans, on nous met ça sur le dos. C'est très lourd à supporter! »
Bien sûr, les Maghrébins immigrés souhaitent conserver certains repères. Dès l'arrivée, la plupart d'entre eux cherchent à s'approvisionner en viande « halal », rituel obligatoire, où l'animal doit avoir été égorgé, puis complètement vidé de son sang.
Plusieurs Maghrébins cherchent également une mosquée. Outre les cinq prières obligatoires par jour, les musulmans doivent, dans la mesure du possible, se rendre à la mosquée chaque vendredi. Cependant, chacun est libre d'adapter ses pratiques aux réalités du travail.
En fait, la majorité des musulmans installés ici ne sont pas plus pratiquants que la moyenne des Québécois. Les chefs de familles expliquent comment ils entendent se conformer aux exigences de leur éventuel emploi. Ils insistent en affirmant qu'ils n'ont aucune intention d'imposer leur religion aux autres.
Pour Abdelhadi par exemple, les éléments essentiels sur le plan religieux sont les valeurs qu'il partage avec nous : la justice, l'ordre, la propreté, la tolérance, l'amour de son prochain, la volonté de faire le bien.
D'autre part, plusieurs gens d'ici confondent musulman et terroriste! Dans ce contexte, les Maghrébins connaissent un taux de chômage de près de 30 % même s'ils sont diplômés à près de 40 %, soit plus que le double de l'ensemble des Québécois.
Les femmes voilées, comme Nezha, ont particulièrement l'impression que certains employeurs mettent en doute leurs compétences.
Un participant s'insurge contre le fait de porter la responsabilité de la tragédie du 11 septembre. «... Pourquoi nous fait-on payer les dégâts du 11 septembre? Ce qu'ont fait des désaxés que tout le monde condamne, y compris les musulmans, on nous met ça sur le dos. C'est très lourd à supporter! »
À propos de l'émission
Entre les accommodements raisonnables qui font tant parler et les préjugés, à quoi ressemble la vie quotidienne des nouveaux arrivants qui s'établissent chez nous? C'est à cette question que le docu-réalité Islam Québec tente de répondre. Pour y arriver, l'équipe nous offre une incursion unique dans le quotidien de trois familles d'origine maghrébine, dès leur arrivée ici. Les Brahimi ont quitté l'Algérie avec leurs deux garçons, les Najmaoui et leurs deux enfants sont originaires du Maroc, tout comme les Hafsi.
Au fil des semaines, on assistera à leur intégration progressive alors que des organismes les aident à trouver du travail, qu'ils tentent de faire reconnaître leurs diplômes, que leurs enfants découvrent un nouveau milieu scolaire, que mari et femme sont confrontés à une société aux valeurs différentes en ce qui concerne le rôle de chacun... La question religieuse est également abordée sous plusieurs angles, de l'alimentation à l'école en passant par les réticences des employeurs, inquiets de se faire demander des " accommodements ".
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