Lundi 1er mars 2010
à 5h
Le maquillage est-il essentiel à la beauté des femmes? C'est la question à laquelle tente de répondre Destination beauté. De Montréal à Paris, en passant par New York, Tokyo, Pékin ou Budapest, les femmes nous parlent de l'importance du maquillage et de son pouvoir de séduction. Les maquilleurs professionnels, eux, voient dans le maquillage, la possibilité de créer de véritables tableaux, tout en ombres et en lumière, afin de mettre en relief la beauté des femmes.
Si à Montréal, on aime jouer à mélanger maquillage de ville et maquillage de scène, à New York et Paris, on opte pour un maquillage naturel, mais sensuel. Approche complètement différente en Asie, où le maquillage doit être le plus discret possible. À une exception près : le maquillage traditionnel des geishas. Les Chinoises et les Japonaises se rabattent plutôt sur la manucure artistique pour mettre en valeur leur sensualité et leur beauté. À chaque culture ses pratiques de beauté...
« Les femmes ont à leur disposition deux armes terribles : le maquillage et les larmes; heureusement pour les hommes, elles ne peuvent pas s'en servir en même temps! ». C'est à Marilyn Monroe, elle-même experte dans l'art de la séduction, que l'on doit cette boutade. Mais les fards ne servent-ils encore aujourd'hui qu'à émouvoir les hommes ou sont-ils devenus essentiels à la beauté des femmes? Si à Montréal, on aime jouer à mélanger maquillage de ville et maquillage de scène, à New York et Paris, on opte pour un maquillage naturel, mais sensuel. Approche complètement différente en Asie, où le maquillage doit être le plus discret possible. À une exception près : le maquillage traditionnel des geishas. Les Chinoises et les Japonaises se rabattent plutôt sur la manucure artistique pour mettre en valeur leur sensualité et leur beauté. À chaque culture ses pratiques de beauté...
Chose certaine, aucune femme n'y échappe, comme l'a constaté Destination beauté. À Paris, New York, Montréal ou Tokyo, le maquillage, quel que soit son style, idéalise la femme, la rassure et lui donne un nouveau pouvoir de séduction.
Il est d'autant plus nécessaire que la plupart des femmes rencontrées ne se trouvent pas forcément « belles ». Mais avec un maquillage bien réalisé, léger et naturel, comme ceux que pratique Olivier Echaudemaison de la célèbre maison Guerlain à Paris, certaines femmes arrivent à se trouver au moins jolies. Pour Olivier, le maquillage est un vrai tableau vivant où les jeux d'ombres et de lumière flattent le regard, illuminent le sourire, allument l'oeil. Le maquillage souligne la beauté des femmes tout en faisant oublier ses petits défauts.
À Paris ou New York, le défi est le même : créer une allure naturelle et sensuelle. Pour y arriver, des femmes telles que Wendy ont recours aux services de maquilleurs professionnels à domicile comme Sherryl. Les soirées mondaines font partie du quotidien de Wendy : pas question de s'y présenter sans maquillage. Il faut savoir briller! Pour Wendy, le maquillage a ce fabuleux avantage de dissiper la fatigue et le stress. Un peu de fard à joue, un peu de rouge et on est de nouveau radieuse.
Le maquillage peut aussi servir à créer littéralement un nouveau visage et une nouvelle beauté. À Montréal, Nathalie développe une démarche esthétique très personnelle, proche d'une performance artistique. Maquilleuse de cinéma, elle aime bien utiliser les techniques réservées habituellement aux effets spéciaux comme le latex liquide. Pour Geneviève, qui veut surprendre lors d'une soirée, elle n'hésitera pas à faire un maquillage à la frontière entre la beauté et la laideur. Une autre façon de voir le rayonnement des femmes.
Cette audace n'a cependant pas sa place en Asie, où le maquillage se doit d'être le plus discret possible. Ici, pas question d'attirer le regard. Pour Jin R, qui est musicienne, architecte et propriétaire de deux maisons de thé de Pékin, la beauté trouve son origine dans la discrétion et l'harmonie. En Asie, le plus beau compliment qu'un homme peut faire à une femme, c'est de lui dire que son visage est touchant comme la lune, blanc et rond!
Au Japon, le maquillage traditionnel perdure dans le monde mystérieux des geishas, un art millénaire codifié et raffiné. Teint d'albâtre, lèvres rouges et sourcils haut perchés sur un petit visage ovale : voilà l'archétype de la beauté japonaise. Il reste encore aujourd'hui chez la plupart des femmes japonaises, la recherche d'un maquillage qui permet de dissimuler les émotions. À l'exception des jeunes femmes qui s'inspirent de la culture des bandes dessinées pour se fabriquer un maquillage tout rose.
Si les femmes asiatiques se maquillent discrètement, elles consomment abondamment les produits de beauté. Yuko Wakana, journaliste de mode à Tokyo, ne rate jamais l'arrivée d'un nouveau produit, comme ceux lancés récemment par Dominique Moncourtois, maquilleur de la maison Chanel. Yuko remarque deux tendances au Japon : la première consiste à acheter tous les produits d'une gamme étrangère luxueuse. La deuxième concerne plus les jeunes filles qui achètent des produits bon marché à la pharmacie ou dans les magasins à grandes surfaces.
En Europe de l'Est, en Hongrie notamment, ce sont les concours de maquillage qui ont la cote. Des maquillages audacieux, véritables oeuvres d'art que des artistes comme Agnès mettent des semaines à maîtriser. Dans son atelier de Budapest, Agnès se prépare pour une compétition où elle proposera un maquillage inspiré d'une mosaïque que l'on retrouve sur un immeuble de la ville. Elle cherche à métamorphoser le visage et à en traduire à la fois l'éclat et l'émotion.
Si certaines Américaines sont réputées pour leur maquillage flamboyant, d'autres comme Leslie y ont complètement renoncé. Cette ancienne « top model » qui s'occupe aujourd'hui d'enfants autistes en Californie, estime que la beauté est ailleurs que dans les poudres et les fards. Elle est dans l'essence même de la personne.
De toute façon, les modèles dont s'inspirent les femmes dans les magazines sont retouchés grâce au maquillage sur ordinateur. Rocio, qui travaille à Santa Monica comme designer retoucheuse pour la presse et la publicité, nous en dévoile tous les secrets!
En Chine, on se maquille encore très peu. Il faut dire que pendant tout son règne, Mao avait interdit le maquillage et cette tradition perdure encore aujourd'hui dans certaines entreprises. Les Chinoises, qui ne peuvent ou ne veulent pas se maquiller, expriment leur féminité par le « maquillage » des ongles.
Pour Mademoiselle Zhang, qui travaille dans une grande entreprise de Pékin, il est impensable de sortir dans la rue sans avoir des ongles impeccables. Elle fréquente un des salons les plus en vue de Pékin, celui de Monsieur Yang, un véritable artiste qui peut sculpter poissons et fleurs sur un seul ongle. À Tokyo, au Japon, Kinuko partage la même passion pour la manucure artistique.
Quoi qu'il en soit, depuis 1400 ans avant Jésus-Christ, on peut dire que rien n'a véritablement changé. Néfertiti, reine et beauté d'Égypte, se maquillait chaque matin en rehaussant ses yeux de khôl et en appliquant du carmin sur ses lèvres.
3000 ans plus tard, les femmes ont toujours à leur disposition deux armes terribles : le maquillage et... le sourire. Et heureusement pour les hommes, elles peuvent s'en servir en même temps!
À propos de l'émission
Cette série documentaire présente des histoires de femmes de toutes cultures, qui partagent une quête commune : la beauté. À travers le monde, elles vivent quotidiennement avec les diktats de la beauté en choisissant toutefois de s'offrir de la liberté face à cette tyrannie.
À lire
