Lundi 8 mars 2010
à 5h
Aujourd'hui, pour être belles, les femmes se doivent d'être en forme. Et elles sont prêtes à toutes les expériences pour acquérir force, énergie et pouvoir. Le bien-être est à la mode, mais, comme l'a constaté Destination beauté, le marché du corps parfait s'exprime différemment à Montréal, Paris, New York ou Tokyo.
Culturisme à Los Angeles, yoga à Shanghai, Danga (danse yoga) à Montréal, « pole danse » à Paris ou spa en Hongrie, les femmes qui veulent être belles ont l'embarras du choix. Les techniques sont nombreuses, douces ou astreignantes. Aux quatre coins du monde, les femmes cherchent un moyen de se ressourcer et d'atteindre la beauté par la forme. Elles tentent de trouver un équilibre entre la beauté physique et la beauté intérieure.
Gym, yoga, « coaching », danse, spa, énergie vitale... La liste est longue et les femmes qui veulent être belles à tout prix n'ont que l'embarras du choix face aux nombreuses techniques proposées aux quatre coins du monde pour se ressourcer et s'embellir.Culturisme à Los Angeles, yoga à Shanghai, Danga (danse yoga) à Montréal, « pole danse » à Paris ou spa en Hongrie, les femmes qui veulent être belles ont l'embarras du choix. Les techniques sont nombreuses, douces ou astreignantes. Aux quatre coins du monde, les femmes cherchent un moyen de se ressourcer et d'atteindre la beauté par la forme. Elles tentent de trouver un équilibre entre la beauté physique et la beauté intérieure.
Si l'objectif est le même pour toutes, les moyens pour y parvenir sont bien différents. À Rio de Janeiro par exemple, Cynthia a laissé tomber le gym, mais pas la mise en forme. Cette animatrice de radio, qui prodigue des conseils pour être belle et en forme, s'adonne au yoga sur la plage d'Ipanema. Contrairement à l'image que l'on se fait traditionnellement des Brésiliennes, Cynthia préfère la beauté naturelle. Comme la jeune génération, elle n'a pas besoin de cours de gym pour être belle et en forme. Nous sommes loin de la quête quasi obsessionnelle de la forme que nous remarquons aux États-Unis.
À Los Angeles, par exemple, et ailleurs en Californie, de plus en plus de femmes sont des adeptes de culturisme. Et elles sont prêtes à souffrir pour afficher des muscles fermes et définis. Ce qui ne les empêche pas de nous confier que finalement, peu importe la beauté physique, ce qui compte au fond, c'est la personnalité. Même dans ce pays obnubilé par les apparences, nous découvrons qu'il existe un lien entre le corps et l'esprit.
Un constat que les Chinoises ont fait depuis longtemps. Pour Tiffany Hua, qui a été danseuse professionnelle pendant dix ans, la frontière délicate qui existe entre beauté extérieure et intérieure, passe par le yoga. Elle dirige un des cours les plus branchés de Shanghai. La beauté, selon elle, viendrait de la parfaite harmonie entre le corps et l'esprit. Au-delà de ce constat, elle soutient que le yoga peut aider à maigrir, à avoir un bon sommeil et à faire disparaître les oedèmes.
Sa copine Katheline est, elle aussi, adepte du yoga. Mais pour relaxer, c'est le spa qu'elle préfère. Avec l'essor économique sans précédent que connaît le marché de la beauté, la Chine a su s'adapter très rapidement à l'engouement mondial pour les spas et les autres établissements de soins de beauté. L'endroit préféré de Katheline, redoutable femme d'affaires, est le Mandarin Spa où est offert une panoplie de soins inspirés des traditions chinoises.
Au Japon, où les spas sont aussi très populaires, Kinuko a plutôt choisi de revendiquer son identité et sa beauté par l'épreuve de force. Comédienne, Kinuko pratique la boxe avec passion. Il s'agit pour elle d'une façon de libérer son énergie et d'exprimer sa beauté, par la fusion de sa féminité et de sa puissance.
Toutes ces techniques et ses approches se valent, l'important, c'est de se mettre en mouvement, affirme Mylène. Pour aider les femmes à bouger, Mylène, qui vit à Montréal, a inventé une technique à la fois inspirée du yoga et de la danse qu'elle appelle le Danga. « À 42 ans et avec deux enfants, la beauté ne prend pas la même forme que lorsqu'on a 20 ans. Il faut donc trouver d'autres façons d'être belle. Être en mouvement en est une ».
Dans le domaine des soins de beauté, de nouvelles approches sont apparues au cours des dernières années, dont la vinothérapie. Non loin de Bordeaux, dans le sud-Ouest de la France, Alice Tourbier dirige le premier spa de vinothérapie au monde. Julie, qui est comédienne, ne manque jamais un séjour au coeur du vignoble. Grâce à ses propriétés antioxydantes, le raisin serait aussi bon pour faire du vin que pour redonner de l'éclat au teint.
L'aromathérapie repose aussi sur les vertus des produits naturels, dans ce cas-ci, les huiles essentielles. Caroline Weismush, passionnée d'aromathérapie et de culture biologique, a lancé à Paris une ligne de produits biologiques et une chaîne de salons de massage sur mesure. Pour elle, la vraie beauté est la résultante d'un bien-être. Si on est bien dans sa peau, en paix avec soi-même et avec les autres, la beauté suivra.
Peu de gens le savent, mais la Hongrie pratique l'art de la détente et du bien-être depuis longtemps. Les spas sont nombreux partout dans le pays et certains sont millénaires comme les bains turcs ou romains. Budapest est la seule métropole au monde qui possède plus de 80 sources et puits d'eaux thermales. C'est dans cette ville que Janko Zsuzsa, qui a longtemps vécu à Toronto, vient d'ouvrir un nouveau spa : Levendula, où sont proposés des bains de boue, dont seul la Hongrie a le secret.
Une récente Miss Hongrie, Kapocs Zsoka, fréquente assidûment les spas de Budapest à la recherche d'un équilibre entre beauté intérieure et beauté extérieure, mais entre deux bains de boue, elle s'entraîne sur un ballon d'exercices, un incontournable en matière de conditionnement physique.
Plus originale encore, la « pole dance » : nouvelle mode à Paris. Comme l'explique Livia, qui s'entraîne avec un professeur privé dans son appartement parisien, il s'agit de bouger à la verticale autour d'une barre d'appui en métal fixé au plafond. Exigeant, on sort d'une séance « déstressée », « remusclée », tonifiée et détendue avec, en prime, une confiance en soi sans limites. Tout ce qu'il faut pour être belle!
La confiance en soi est probablement aussi importante que la mise en forme pour se sentir belle. C'est pourquoi à New York, Patricia Mereno donne des ateliers aux frontières de la mise en forme et la thérapie. Trois fois par semaine, Patricica se rend dans un club de sport chic du sud de Manhattan, pour apprendre aux femmes à apprécier leur beauté, à la reconnaître et à la nommer.
En réalité, il est peut-être là, l'ultime secret de la beauté : se croire belle, se trouver belle quoiqu'en disent les autres. Peu importe alors les techniques et les méthodes!
À propos de l'émission
Cette série documentaire présente des histoires de femmes de toutes cultures, qui partagent une quête commune : la beauté. À travers le monde, elles vivent quotidiennement avec les diktats de la beauté en choisissant toutefois de s'offrir de la liberté face à cette tyrannie.
À lire
