Le slow sex… est-ce mieux?

Auteur
Nadine Descheneaux

Finis les quickies et les ébats à la volée dans des racoins peu confortables, voici le slow sex! On n’est pas prêtes à dire «non» d’emblée aux autres pratiques, car ça met du piquant dans notre vie de couple, mais glisser la slow attitude jusque dans notre lit, on veut dire «oui» aussi!

Il y a moyen de faire les deux. Ou d’en retirer tout autant de plaisir.

Origines du slow sex

Issu du mouvement né autour du livre L’Éloge de la lenteur de Carl Honoré, le slow sex suit les mêmes principes. L’idée de base : plus lentement, c’est mieux. On peut en profiter davantage, savourer sans précipitation, prolonger le plaisir, consommer sans hâte et sans urgence. Un climat assez favorable pour d’heureux rapprochements.

Mais ce n’est pas facile. La vie va vite! Tout le temps. Une véritable culture de la vitesse. Même au lit. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. La durée moyenne mondiale (!) des relations sexuelles – préliminaires  compris! – serait de 18 minutes, la durée parfaite d’un rapport sexuel serait de 10 minutes et la durée d’un orgasme 5 à 15 secondes. (Bon! Vous voulez savoir! Ce serait au Nigéria – rien de moins! – que les jeux érotiques seraient les plus longs avec… 24 minutes!)

L’auteur pro-lenteur a déjà dit – ne me demandez pas où et quand j’ai lu/entendu/vu cela, j’ai la mémoire des faits, pas des dates! – que dans notre vie de tous les jours ce qui nous importe, c’est le résultat. Comme si en partant en voyage en voiture, on ne voyait que la destination et qu’on fermait les yeux sur tous les paysages rencontrés en route. Le sexe ne fait pas exception. On mesure nos relations sexuelles en termes d’orgasme (notre destination!) mais on accorde peu d’importance à tout ce qui se passe avant (notre voyage!).  Et la route n’est pas pareille pour tous:  les femmes ont souvent un désir plus progressif que les hommes!

Les bienfaits du slow sex

Le slow sex et le fait de ne pas précipiter les choses – la route! – permettrait donc au désir de grimper plus progressivement et ultimement, on l’espère, plus intensément. Pour une vie sexuelle épanouie, les spécialistes s’entendent sur un point : la variation des rythmes est importante, c’est ce qui permet de casser tout ce qui pourrait ressembler à une routine, qui elle vient éteindre la petite flamme!

Oh! Bien sûr, tout ne peut pas être au mode «ralenti». Mais «lent» ne veut pas dire inactif et plate. On dit que c’est prendre soin de l’autre, lui porter une attention véritable, redécouvrir notre sensualité, être plus à l’écoute de nos sens, etc.  Il faut aussi faire attention aux nouveaux adeptes plutôt «intenses» du slow sex qui se prétendre même «coach en slow sex». C’est trop, je vous le concède. Mais reste que certains principes de la lenteur et du plaisir non précipité peuvent très bien pimenter d’une toute autre façon notre vie sexuelle. Le slow sex ne fera pas une révolution dans les lits au pays juste un peu bousculer nos habitudes. Et ça, on ne dit pas non!

Que pensez-vous du slow sex?

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